Tuning Dhal qui calme la dalle

24 juillet 2018
Dhal de lentilles corail pour apaiser les grandes faims

Si t’as faim mange un dhal sain t’auras plus faim

C’est une vision qui s’est imposée à toi ce matin, comme une évidence à la sortie du lit. Ça vibre dans tout ton corps, c’est aujourd’hui, tu le sens, tu as le courage de ne pas remettre à demain. L’appel de l’inconnu, ta première journée sans viande.

 

Oui mais voilà, il va quand même falloir survivre à ça, parce que tu as sport ce matin, et pas de protéines après le sport… brrrr ! Tu n’oses pas même imaginer. Et puis pas le temps de se lancer dans un truc complexe et d’attendre une lune rousse pour faire fermenter des graines d’arbousier sud-américain ou s’attarder sur toute autre incantation protéique, va falloir que ça pulse, tu reprends le boulot à 13h.
Je crois que j’ai ce qu’il te faut en réserve… C’est parti pour « tuner » un peu une des plus anciennes associations végétales de la gastronomie indienne, le Dhal de lentilles corail.

Pour répondre au défi « protéines – glucides – pas cher – rapide – sans viande » d’aujourd’hui, je te propose de sortir du placard :

 

  • Une demi-tasse de lentilles corail / jaune, selon ce que tu as en réserve

 

  • Deux tomates fraîches

 

  • Un oignon

 

  • Une gousse d’ail et une « phalange » de gingembre

 

  • Une cuillère à soupe de curcuma et une de cumin (et si tu n’as pas ça en stock, deux cuillères à soupe de curry en poudre feront aussi l’affaire)

 

  • 15 cl de lait de coco

 

  • Une tasse de riz long complet (si t’as tendance à avoir un peu trop de gaz après les repas, pars plutôt sur du semi-complet, voir du blanc si c’est vraiment la crise)

 

  • L’option tuning « Je vais te surprendre bébé » : un ou deux morceaux de citron confit au sel mélangés à quelques brins de menthe fraîche, le tout haché super finement.
Dal de lentille, recette du traditionnel plat indien qui apaise ton intestin.

On a 20 minutes chrono pour se rendre en Asie, va falloir que t’assures sur ce coup-là. Tu balances ton riz en cuisson dans deux fois son volume d’eau frémissante. Même chose pour les lentilles, sauf que tu peux carrément les mettre DIRECT dans leur propre volume d’eau froide, à feu doux. Tu couvres tes deux casseroles, si t’es doué t’auras peut-être même le temps de claquer la bise au concierge avant de repartir au boulot.

 

Pendant que ça cuit, tu haches ton oignon, tu le jettes dans une poêle et tu le fais revenir avec un peu d’huile d’olive. Pas de relâchement, il faut qu’à la mi-cuisson tu aies déjà coupé tes tomates en petits cubes, râpé ton ail et ton gingembre et dégainé tes épices. Quand les oignons sont devenus translucides, c’est validé ; tu envoies tout ça dans la poêle et tu termines la cuisson à feux doux.

 

Normalement si tu m’as bien suivi, à ce moment-là les lentilles devraient être réduites à un état plutôt pâteux. C’est bon signe, tu peux rajouter cette purée dans la poêle avec le lait de coco. Il te reste environ cinq minutes à faire frémir cette mixture sans couvercle, avant que le riz ne finisse sa cuisson – ce qui te laisse juste le temps de préparer l’option tuning qui va apporter les bons probiotiques « et la green touch » à ton assiette. Haches finement ton citron confit et ta menthe, rajoute un trait d’une huile de ton choix pour lier et que ça ressemble à une sauce (perso, je mise sur le sésame, mais c’est ici que tu t’appropries la recette).

 

Pour le dressage, érige un petit volcan de riz, remplis-le du chef d’œuvre qui attend dans la poêle, et rajoute une ou deux cuillères de ta sauce tuning sur le côté. Lance en musique de fond « Voyage voyage » de Desireless.
Tout est là. Damn, tu en as presque oublié la viande.

 

 

 

Adrien Richard

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